Captain Britain
Le fantastique reste humble dans sa distance avec la réalité, et n’invite pas à l’identification narcissique. Il parle d’un point de vue extérieur et se veut ludique. La multiplicité des versions d’un personnage venant de dimensions différentes illustrent la relativité de l’identité d’un héros et de ce qui le constitue. Chaque soit disant héros, est peut être juste quelqu’un qui a un pouvoir d’agir, quelqu’il soit, pouvoir d’agir dans l’univers de bande dessinée, comme quelqu’un en vie, conscient de sa force et de son corps. Dans leur univers même, il se pourrait qu’ils ne soient que des pions d’un échiquier, inconscients de la finalité de leur aventure, juste fidèles à eux même, capables d’attachement, responsables, solidaires. L’envoi d’une pile de comics sur Slaymaster donne une idée de l’idée qu’en font les auteurs de la production des comics face aux menaces réelles. La place du livre peut aussi être relativisée. Le livre n’a de valeur que comme un simple objet dans la réalité, où ne peut prétendre de valeur de lui même, qu’à travers nous.
L’infiltration de l’armée secrète dans le manoir pourrait être lue comme une métaphore de la télévision, des médias, et de l’influence extérieure qui traverse les murs, et rend vulnérable celui qui se sentirait en sécurité dans son refuge. Elle diffuse des images de différentes époques, et la télépathe, comme le spectateur, peut avoir besoin de se fermer pour résister au choc. Il n’y a pas de condamnation des influences extérieures, car c’est ici une demande d’aide qui justifie cette intrusion. L’ordinateur servirait à se protéger de l’extérieur, mais il ne représente qu’un obstacle qui peut protéger les personnages de la réalité mais qui doit être contourné pour que deux groupes se rencontrent. L’ordinateur est aussi celui qui vit sur l’image d’un champs de ruine et rend le chemin au manoir invisible à celui qui ne voit que l’illusion de la réalité.
Celle qui a connu l’horreur et veut prévenir des menaces futures est trop terrifée pour empêcher ce futur d’arriver. Celles qui peuvent voir le futur, ou qui devraient être en avance, sont d’abord sensible au déterminisme d’un futur proche et de leur entourage, et ont un temps de retard sur celle qui a vu l’horreur de ses yeux.
La question n’est pas de ce dire que rien ne se passera parce que le héros survit, et que rien ne compte alors, mais quelle souffrance endurer, que restera-t-il autour, qui et que perdrera-t-on en chemin. Quelles sont les possibilités, quand l’adversaire se joue de notre réalité et semble infaillible.
X-Cellent
Hypersensible ou cynique qui utilise le mythe de la bonté de celui qui a souffert, par le mythe de Jésus, l’erreur et la méchanceté n’en dépendent pas. Le mal peut se perpétuer par une boucle de validation externe qui n’a pas d’autre valeur que d’être présente.
X-Men un vent de révolte
Le comics fuit la netteté de l’image actuelle. Il utilise l’imagination comme un pont vers un espace où certaines choses deviennent possibles, et peuvent se révéler sous une forme acceptable pour soi à travers le fantastique.